Je suis au SSSC, je découvre des trucs incroyables en moi avec le NiOuiNiNonYouYa. J'en reviens pas mes cellules. Après avoir vu les autres du groupe faire semblant de tomber, de crier, de transpirer, de partir dans des tripes avec une 'tite phrase ridicule, je m'aperçois que cette phrase est salvatrice et m'a fait partir, crier, transpirer, tomber. Vraiment retourné dans tous les sens. Mon corps a trouvé une nouvelle voie pour s'exprimer. Je suis heureux.
Scène 2 :
Même jour, 2 heures plus tard. Je suis au Dillens, à siroter un vin blanc cheap mais salutaire, une BD entre la main gauche et la main droite. Je ris. La journée fut excellente et exténuante. A la table d'à côté, un gars avec une béquille. Il parle peu, difficile de l'entendre et pourtant il est à 1m. Son copain tient vraiment le crachoir ; il en fait même beaucoup, trop, des caisses. Le copain s'en va. Arrive un couple qui reconnait le gars à la béquille, toujours assis.
- le couple - "Hé Marco tu vas bien? ça fait quand même longtemps, c'est quoi cette béquille ?"
- le gars, peu audible, tremblant, silencieux - "Un accident, ... hémiplégie"
- le couple, qui n'a pas bien compris le dernier mot - "ah un accident, et tu en as pour longtemps ?"
- le gars, qui devra s'habituer - "...Oui. A vie"
Merde.





















